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Jeune maman, 3 postures indispensables à adopter pour allaiter zen

par Fanny Bellaray
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Devenir maman est une expérience extraordinaire. Un petit être fragile vient d’entrer dans votre vie, et tout est bouleversé. Pour le meilleur bien sûr, mais aussi pour de nouveaux questionnements… Moins réjouissants.

Cet événement, auréolé de joie, de bonheur, et d’accomplissement, n’en reste pas moins source de stress, d’inquiétudes, de questions et de doutes.

L’alimentation de nos enfants constitue un thème récurrent et générateur de stress. L’allaitement maternel n’échappe pas à la règle, j’ai même envie de dire que l’allaitement maternel peut accroître le sentiment de stress chez les plus anxieuses d’entre nous.

Si vous avez fait le choix d’allaiter votre enfant, vous constaterez surement que ce qui est naturel n’est pourtant pas inné. Vous serez certainement confrontée au fossé qu’il existe entre l’allaitement maternel idéalisé et sa réalité. Vous y trouverez parfois un peu moins de paillettes et de nuages roses que prévu. En somme, vous aurez probablement mille questions, mille doutes à éclaircir.

Dans cet article, je vous livre les 3 postures indispensables à adopter pour allaiter zen. Le chemin vers un allaitement serein est à portée de toutes, il s’agit avant tout d’état d’esprit, de mind-set (Ouais, j’parle aussi anglais …😎 !)

Cet article participe à l’évènement « 3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien », du blog Habitudes Zen , à la fin de l’article, je vous inviterai d’ailleurs à lire un de mes articles préférés.  Je suis sure que vous l’apprécierez vous aussi.

Mais avant ça, première posture, premier pas vers la sérénité quand on allaite :

Le lâcher prise

Allaiter zen, c’est d’abord et avant tout accepter le fait que certaines choses puissent échapper à notre contrôle. Il est donc indispensable de lâcher prise. Et ceci est valable à plusieurs niveaux.

 

90, 120, 150 ml ?

Il est relativement facile de préparer un biberon de lait infantile, de le donner puis de regarder les graduations pour savoir ce que bébé a bu exactement. Et la plupart du temps, cela rassure.

Cependant, j’ai une mauvaise nouvelle pour vous chères mamans, vos seins ne comportent pas de graduations…

« Comment ça ?! Pas de graduation !? »

« C’est un SCANDALE ! Remboursées ! »

Un bébé allaité possède en effet, une alimentation plus physiologique mais aussi beaucoup plus variable. Chaque tétée sera différente. Il pourra boire un peu, puis beaucoup la fois suivante sans que cela n’ait d’impact sur sa croissance. Par conséquent, vous aurez l’impression de nourrir à l’aveuglette. Cela peut être très frustrant pour certaines mamans qui ont besoin de repères gradués pour se rassurer.

 

Tic, tac, tic tac

De même, vous constaterez que les durées des tétées sont variables, tout comme les intervalles entre deux tétées. Des repas de 15 à 45 min, espacés de 45 min jusqu’à 4 heures. Tout est possible selon l’âge, les besoins et les compétences de votre enfant au temps «T». Chaque jour est différent et cela peut être très déstabilisant pour une maman stressée de ne pas pouvoir compter sur des repères heurés et fiables.

Pour allaiter zen, il est impératif de lâcher prise sur les notions de quantité et de temps. Faites appel à d’autres repères qui vous permettront d’objectiver les choses. Notez les indicateurs d’un bébé en bonne santé, et bien nourri :

  • Des couches bien mouillées,
  • Des selles quotidiennes et suffisamment abondantes,
  • Une prise de poids correcte (regardez les courbes spécifiques aux bébés allaités et pas les autres),
  • Un bébé repu et détendu après les tétées,
  • Un bébé qui présente de bonnes phases d’éveil, tonique

De même, repérez les signes d’une tétée efficace: mouvements de la bouche, bruits de déglutition…

Petit à petit, vous apprendrez à accorder plus d’importance à vos observations qu’aux données chiffrées, heurées et normées. Lâchez vos montres, vos cuillères mesures et vos pesées quotidiennes. Acceptez de ne pas tout contrôler et accueillez l’imprévu avec philosophie.

Mais apprendre à lâcher prise, c’est adopter une attitude PRIMORDIALE lorsqu’on est une maman allaitante. Vous avez deviné ?

« Aie confiaaaance, crois en moooooi… »🐍🎶

(Kaa, Le livre de la jungle)

La confiance bien sûr ! Et cela se travaille sur deux plans :

  • La confiance en soi
  • La confiance en son bébé

 

Se faire confiance avant tout

« Est-ce que je fais ce qu’il faut ? »
« Aurai-je assez de lait pour nourrir mon enfant ? »
« Et si mon lait n’était pas suffisant, pas assez bon? »

Allez, on est entre nous, n’y a-t-il pas au moins une question qui vous parle ?

Evidemment ! Nous sommes des êtres de questionnement et de doute. Et nous, les mamans, nous sommes d’excellentes clientes, pas vrai ?!

Difficile de se faire confiance dans ces conditions, pourtant c’est une clé vitale pour espérer allaiter sereinement.

La nature nous a, a priori toutes dotées (ou presque) du même matériel anatomique. Celui qui nous permet de concevoir, porter un enfant et … de le nourrir. C’est physiologique, le matériel est là !

Mis à part quelques cas exceptionnels (Souvent relatifs à des pathologies rares…), vous possédez donc tout ce qu’il faut pour produire suffisamment de lait pour un enfant (même deux d’ailleurs). Sachez aussi qu’aucun lait n’est «mauvais» ou « pas assez riche » etc.

Ce sont des mythes. Faites-vous confiance. Y croire c’est déjà avoir fait la moitié du travail.

 

Croire en son bébé et en ses compétences

Votre bébé est un être aux compétences incroyables. Jour après jour, vous le découvrirez.

« Tiens, tu sais faire ça toi ?! »

Et vous vous émerveillerez de chaque nouveauté.

Votre bébé n’est pas encore né qu’il possède déjà des compétences, comme celle de téter. Le réflexe de succion est un réflexe archaïque présent chez tous les bébés nés à terme. C’est un réflexe de survie.

Bien sûr, la technique n’est pas parfaite au début! Comme la votre d’ailleurs pour mettre bébé au sein. Mais vous apprendrez ensemble.

Ayez confiance en votre bébé. Dites-le-lui. Dites-lui combien vous êtes fière de ses progrès, si infimes soient-ils. Accordez-lui le droit et le temps d’apprendre. C’est valable pour l’allaitement maternel, mais c’est aussi valable pour toutes les choses qu’il devra acquérir par la suite.

Quand il est au sein encouragez-le ; Guidez-le avec patience et bienveillance. Gardez l’intense certitude qu’il est capable d’y arriver, que vous êtes capables d’y arriver à deux.

C’est pour ma part ce qui a sauvé mon allaitement, quand les conditions de réussites étaient loin d’être réunies. J’ai cru, je n’ai jamais cessé d’y croire, envers et contre tous ceux qui me répétaient le contraire !

La confiance c’est le ciment ! C’est un pouvoir magique insoupçonné qu’il faut absolument exploiter pour allaiter en toute sérénité.

Soyez à l’écoute de vos sensations de femme, de vos intuitions de mère et de vos convictions intimes.

Mais cette posture confiante dépend aussi et surtout d’un élément crucial… L’environnement émotionnel.

Votre bulle de quiétude, source de réussite

L’environnement est LA clé de voûte qui soutien la mère dans la conduite de son allaitement. C’est sur cet environnement qu’elle pourra s’appuyer pour allaiter dans les meilleures conditions possibles.

Comparons cela à une cathédrale dont la nef est composée de croisée d’ogives. La clé de voûte est une pierre anguleuse, et si petite soit-elle par rapport au reste de l’édifice, c’est elle qui soutient toute l’architecture.

Comme les ogives ont besoin de la clé de voûte pour tenir, la confiance et la capacité à lâcher prise, s’écrouleraient rapidement sans un environnement chaleureux, aidant et bienveillant pour les soutenir.

Pour gagner en sérénité, vous devez pouvoir compter et vous appuyer sur un environnement doux, compréhensif et par-dessus tout POSITIF.

Cela concerne autant votre environnement direct que celui au sens élargi du terme.

 

Le rôle du conjoint

Votre moitié, située en première ligne, a toute sa place contrairement à ce que l’on pourrait penser ! C’est un soutien inestimable lorsque le couple a pu s’informer ensemble et que le projet d’allaiter est partagé.

 

On ne choisit pas sa famille

Le cercle familial proche ou éloigné peut aider à allaiter « zen », sous certaines conditions.

Je m’explique :

Il s’agit de tirer profit des attitudes positives qu’a l’entourage vis-à-vis de l’allaitement maternel. En tant que maman, encore plus en tant que maman allaitante, vous remarquerez à quel point vous êtes émotionnellement fragile et influençable.

Préservez tant que possible votre intimité, surtout au démarrage. L’accumulation des visites et de la fatigue rendent les premières mises au sein stressantes. Vous avez le droit (même le devoir !) de vous accorder le répit nécessaire pour récupérer et apprendre à vous connaître (parents/bébé).

C’est à la famille de respecter ce besoin de calme et d’intimité. Parfois il est difficile de faire entendre ce besoin. Par tradition, par pudeur aussi… Faites vous aider de votre conjoint ou du personnel soignant pour vous aménager des temps de visites raisonnables et respectueux de chacun.

 

Des personnes ressources de qualité

Mère, tante, sœur, amie, pourvu qu’elles aient eu une expérience heureuse et réussie d’allaitement.

Ce conseil est valable d’ailleurs pour le choix de vos acteurs de santé. Les préjugés et attitudes négatives existent aussi parmi les professionnels de santé… Ils sont humains aussi après tout ! Sachez vous entourer de personnes empathiques et compétentes. Tous les professionnels de santé ne sont pas formés pour accompagner un allaitement maternel. Vous devrez faire le tri.

Préservez-vous des commentaires négatifs et déstabilisants, des personnes qui savent tout de l’allaitement maternel sans avoir allaité leurs enfants. Beaucoup de ces personnes, si bienveillantes soient-elles, peuvent avoir des représentations erronées et vous induire en erreur. Pire, une parole malheureuse teintée de préjugés ou une recette toute faite, peut complètement vous décourager et faire capoter un allaitement qui ne va pas si mal que ça.

Il serait dommage de se laisser influencer en suivant les conseils bienveillants (mais peu recommandables… !) de Tata Odette qui a élevé 5 enfants au biberon.

Je ne critique pas Tata Odette qui a, somme toute, bien du mérite ! Maman biberon ou maman au sein c’est quand même être maman et c’est un vrai boulot à plein temps!

Mais Tata Odette n’est peut être pas la mieux placée pour parler d’allaitement maternel et donner des conseils… Si vous voyez ce que je veux dire.

Ma technique ?

La technique du Oui-Oui. (Mais en vrai, dans la tête c’est: « Cause toujours ! »)
Le « F**k mental » n’est pas mal non plus pour les conseillers les plus récalcitrants.

 

Don’t worry, Be happy…

(Disait Bobby Mc Ferrin)

Enfin, je partage avec vous une info qui terminera de vous convaincre que vous avez tout intérêt à être zen pour allaiter.

La production et l’éjection du lait maternel dépendent de la production des hormones de l’allaitement (Principalement de la prolactine et de l’ocytocine), lesquelles dépendent intimement de votre état émotionnel.
En effet, plus vous êtes stressée ou fatiguée, moins ces hormones sont abondantes et efficaces.

En outre, la nature est bien faite car pendant que votre bébé tète, votre cerveau libère des messagers chimiques. Ces messagers participent à votre détente et à votre relaxation. De quoi rendre zen les plus anxieuses d’entre vous !

Vous l’aurez compris, un allaitement maternel qui fonctionne, c’est avant tout une maman et un bébé détendus et reposés.

Combien de maman fatiguées ou stressées se plaignent d’une baisse de lait, ou de difficultés diverses? Votre allaitement est précieux, vous et bébé méritez bien votre bulle de quiétude et de sérénité.

Vous connaissez maintenant 3 postures indispensables à adopter pour allaiter zen et réussir votre projet d’allaiter, laissez moi vous les résumer :

« Pour allaiter sereine et zen :

  • Je lâche prise, j’accepte de ne pas tout contrôler

  • Je me fais confiance, j’ai confiance en mon bébé et en ses compétences

  • Je soigne mon environnement émotionnel, je m’entoure de personnes positives, qui ont une image positive de l’allaitement maternel. J’évolue dans un cercle relationnel et émotionnel vertueux. »

A vous de jouer ! Répétez-le, écrivez le quelque part, faites-en votre mantra spécial « Allaitement zen ».

Bref, investissez-le et tirez-en le meilleur pour votre allaitement maternel.

Pour enrichir votre lecture, je vous invite aussi à consulter cet article du blog Habitudes zen que je trouve pertinent et riche de bons conseils : « Comment mettre en place des habitudes zen pour son bébé ? »

En espérant, chères mamans allaitantes, vous avoir mises sur la voie de la « zenitude ».

Avec toute ma bienveillance.🥰

Bel allaitement à toutes !

Fanny Bellaray

(du blog Allaitement serein)

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