Accueil » Les conseils » Les conseils » Allaitement maternel: s'informer » Allaitement maternel ou biberons de lait infantile, comment choisir ?

Allaitement maternel ou biberons de lait infantile, comment choisir ?

par Fanny Bellaray
0 commentaire

Ça y est vous êtes enceinte. Cela fait peut être quelques semaines, ou quelques mois, et déjà c’est la valse des questions et des choix.
Quelle maternité choisir? Péridurale ou pas? Et la fameuse question…. ALLAITEMENT MATERNEL OU LAIT INFANTILE ?

  • Parce que les femmes de votre entourage n’allaitent pas ;
  • Parce que d’autres femmes ont allaité mais ont eu des expériences décevantes voire malheureuses (et cela vous semble donc insurmontable ou impossible) ;
  • Parce que les femmes de votre entourage qui n’ont pas allaité et vous inondent de leurs « bons conseils », de leurs a priori sans savoir de quoi elles parlent. 

Ici, j’ai UN objectif … Celui qu’après avoir lu cet article, vous ayez toutes les clés pour faire, non pas le BON CHOIX (car si c’est votre choix ce sera toujours le bon !) mais le choix qui répond le plus à vos attentes de future maman. 

Je vous propose de cheminer tout au long de votre lecture en appliquant ma méthode en 4 points.
Simple et efficace. 

Vous êtes prêtes ? On commence !

La Condition FONDAMENTALE: « En ai-je envie ? »

La question peut paraître bête mais c’est vraiment cette question là qui est essentielle.

Là où pour certaines la réponse est évidente, parce qu’elles se sont toujours projetées dans cette idée d’allaiter leur enfant, pour d’autres cela est plus flou. Mais cela ne détermine en rien la suite de l’aventure rassurez vous.

L’idée ici, c’est de vous centrer sur vous et sur vos émotions. Qu’est ce que cela provoque chez vous ? Des sentiments d’envie, de curiosité ? D’accomplissement ? Ou plutôt de l’inquiétude ? Des craintes, des questions ? Ce peut être les deux…

Prenez le temps d’écrire ces sentiments, de les lister. Sur votre téléphone, un bloc note… N’ayez pas d’a priori dessus, ne triez pas. Faites le sans filtre! Écrivez !

Je vous demande maintenant de mettre cette liste de côté, elle vous servira un peu plus loin. Gardez la précieusement.

Pour vous aider à déterminer si vous en avez envie ou pas, demandez vous :

« Est-ce que je suis à l’aise avec mon corps. Comment j’accepte la façon dont celui-ci évolue pendant ma grossesse ? Suis-je à l’aise avec ma poitrine qui évolue, devient plus sensible, change d’aspect, de volume ? »

L’idée que vos seins soient remplis de lait, que du lait puisse couler des seins vous plaît-elle ? Cela vous rend peut être fière ou à l’inverse cela vous rebute.

Autre question fondamentale:

« Est-ce que je vais aimer que mon bébé se nourrisse au sein ? Tête, suce mon sein ? »

« Est-ce que j’aime l’idée du contact peau à peau ? Les caresses ? « . Les tétées sont en effet des moments très  charnels que l’on partage avec son bébé. Cela peut être très plaisant pour certaines, d’autres femmes n’y trouvent pas de plaisir.

Accueillez vos émotions sans vous juger, sans culpabilité. Toutes les émotions ont leur raison d’être, soyez indulgente et bienveillante envers vous-même.

Parfois, c’est le rapport au naturel qui peut plaire ou déplaire. En effet, la dimension animale, que peut représenter l’allaitement maternel, rebute parfois. Nous appartenons certes, à la grande famille des mammifères, mais ce rappel aux origines de notre espèce n’est pas du goût de toutes il faut bien l’admettre.

Attention, ce qui va suivre est un point important à souligner. Dans votre réflexion, il faut éviter de faire entrer les considérations biologiques. Même si elles sont présentes dans votre esprit essayez un court instant de les mettre de côté pour vraiment vous concentrer sur ce que VOUS et VOUS SEULE voulez.

Je vous passe le chapitre moralisateur  du  » Oui, le lait maternel est le meilleur lait que l’on puisse donner au bébé, c’est plus naturel… C’est bon pour le bébé et pour la maman…etc. « 

Oui, tout cela est vrai. Cela a été prouvé scientifiquement, je traiterai de ce sujet dans un autre article c’est promis. Mais je n’enfoncerai pas de portes ouvertes aujourd’hui tout simplement parce que je suis convaincue que ce seul argument ne peut pas suffire pour faire un choix libre et éclairé. Je pense que vous devez être motivée par autre chose que des données médicales pour vous lancer dans cette aventure.

Pourquoi ? Parce qu’allaiter sans en avoir envie,  » parce que c’est bien », c’est très honorable mais peu motivant. J’ose le dire, si l’envie n’y est pas, votre choix est fait. Mieux vaut être une maman épanouie avec un biberon de lait infantile, qu’une maman qui donne le sein dans la contrainte. Le seul fait de dire je n’en ai pas envie suffit. C’est un argument à part entière. Vous ne ferez pas une moins bonne mère, et donnerez tout autant d’amour à votre enfant !

Pour celles qui ont cette envie, sachez qu’elle est le ciment de votre projet d’allaitement maternel. Et ce qui suit est essentiel pour préciser votre choix. Restez bien attentive !

Plus qu’une envie, un projet.

Reprenez votre feuille et votre liste du début. Tirez un trait et écrivez comment vous vous imaginez conduire cet allaitement.

Pour vous aider j’ai une liste de questions très générales. Vous en êtes au début de votre réflexion donc je ne détaillerai pas ici tous les éléments du projet d’allaitement maternel. Juste ceux qui peuvent conditionner votre choix.

« Combien de temps est-ce que je m’imagine allaiter ? »

« Comment cet allaitement va s’inscrire dans mon organisation familiale ? »

« Comment j’envisage les choses à la reprise tu travail ? « 

« Est-ce que je pense allaiter exclusivement au sein ? Ou tirer mon lait de temps en temps pour pouvoir m’absenter occasionnellement ? « 

Essayez de décrire comment vous imaginez votre allaitement maternel. C’est ce qui fera le socle de votre projet.

Ca y est ?! Difficile de penser à ça sans faire émerger mille questions, mille craintes pas vrai ? Je sais, croyez moi je suis passée par là. Rien que d’y penser faisait émerger toutes mes questions, mes craintes et je n’arrivais plus à réfléchir.

C’est normal soyez cool ! Ca fait partie du chemin. C’est comme cela que l’on se prépare. En se projetant sur le futur et en mettant en avant tout ce qui pourrait empêcher ou freiner la réalisation de votre projet. J’appelle cela le syndrome du « Oui…Mais… « 

C’est ce qui freine votre envie de départ. (J’ai bien dit FREINER pas TUER, sinon vous êtes dans la configuration décrite en fin de première partie. Vous n’avez pas envie de ça, point à la ligne. Et tout va bien, c’est ok aussi !)

Pour la plupart d’entre vous, vous vous trouvez dans la configuration du  » Oui… Mais… « .

Vous avez envie, mais vous êtes parasitées par plein de craintes et de questions qui vous font hésiter du style :

 » OUI, j’ai envie d’allaiter… MAIS je ne suis pas sûre d’aimer « ;

 » OUI, j’ai envie d’allaiter… MAIS j’ai peur de ne pas y arriver, d’être fatiguée, de ne pas avoir assez de lait…  » ;

« OUI, j’ai envie d’allaiter… MAIS je vais reprendre le travail tôt, je ne sais pas si cela vaut le coup « ,

Ou encore :

 » J’ai peur de ce que dira mon entourage « 

 » Personne n’a allaité dans ma famille, mon entourage « 

 » J’ai peur d’allaiter en public « ,

 » J’ai peur que mon (ma) conjoint(e) ne trouve pas sa place, ne soit pas d’accord « 

 » Je fume, je souffre d’une addiction, j’ai peur que cela soit mauvais pour mon bébé « etc.

Ces questions sont légitimes mais je vous rassure aucun de ces cas de figure ne rend l’allaitement impossible. Toutes ces questions sont le début d’un cheminement pour vous construire un allaitement sur mesure.

Je ne vous dit pas non plus que l’allaitement est un long fleuve tranquille. C’est un apprentissage entre la maman et son bébé et cela prend du temps. Il peut y avoir des difficultés mais elles seront surmontées dès lors que vous serez soutenue et accompagnée. Et pour cela il faut en PARLER !

Ca, c’est hyper important et c’est le point suivant

La pêche aux infos

Le point culminant de votre démarche de réflexion. Non, je n’ai pas réveillé toutes ces questions pour rien !

Si vous avez noté tout ce que je vous ai demandé ce n’est pas pour le plaisir. Car c’est le moment de vous informer. Ne restez pas avec des interrogations. Allez à la pêche aux informations !

Vous trouverez j’espère au fil de ces articles les réponses à vos questions et n’hésitez pas à m’écrire pour me dire les sujets qui vous intéressent.

Évitez les forums, on y trouve beaucoup de problématiques non résolues, de situations particulières… C’est anxiogène et pas représentatif d’une majorité d’allaitements qui se passent bien.

Je vous conseille de vous rapprocher de professionnels de santé formés à l’allaitement maternel, qui sont à l’aise avec le sujet. Une conseillère en lactation, votre sage femme, une puéricultrice.

Recueillez les témoignages de femmes qui ont allaité et pour qui cela s’est bien passé. Elles pourront sans doute vous parler de leurs difficultés mais aussi de comment elles les ont surmontées. Elles vous raconteront leurs succès et ceux de leur bébé.

Rencontrez d’autres futures mamans, partagez vos questions avec elles dans des réunions d’information organisées par les maternités ou dans les associations de soutien comme La Lèche League, Solidarilait…

Vous verrez que petit à petit vos questions et craintes seront amoindries et vous gagnerez en confiance. Vous serez moins parasitée par vos craintes et votre choix sera de plus en plus clair au fil des investigations.

Et le conjoint dans tout ça ?

Eh oui, le conjoint ! Comment se positionne-t-il ? Quelle est sa place dans tout ça ?

Car le choix d’allaiter bien que cela se passe dans votre corps est aussi l’affaire d’un couple.

Votre conjoint est la personne la mieux placée pour vous apporter l’aide et le soutien dont vous aurez besoin.

Que ce soit pour vous encourager, être votre messager auprès des soignants  pendant le séjour en maternité, votre videur de boîte pendant les heures de pointe des visites…Lorsque vous aurez besoin de repos ou d’intimité. Mais aussi pour jouer les super héros à la maison quand vous serez bien occupée par votre bébé.

Contrairement à ce que l’on peut penser, l’allaitement est aussi l’affaire du conjoint. Alors ne vous privez pas pour envisager ce choix ENSEMBLE. Peut être a-t-il aussi des questions, des représentations, des craintes.

Certains hommes sont ravis et fiers à l’idée que la mère de leur enfant nourrisse au sein. D’autres sont inquiets quant à leur place face au couple maman/bébé. D’autres encore ont une image très érotisée du sein tant et si bien qu’ils ont du mal à l’idée de devoir le « partager ». Encore une fois, ne portez pas de jugement, accueillez ce que votre moitié vous exprime. (C’est tellement difficile parfois d’exprimer ses sentiments … )

Proposez lui ( j’ai bien dit proposez, pas obligez 😉 )  de vous accompagner aux réunions d’information. Il existe aussi des réunions spéciales « Papas » souvent animées par des sage femmes hommes. Il est plus facile parfois de causer « entre mecs » et de s’affranchir du regard des autres femmes. Encouragez toute participation de la part de votre conjoint(e)! C’est dès ce moment qu’il ou elle prendra sa place dans cette aventure familiale.

Je ne remercierai jamais assez mon mari pour son soutien tout au long de mon allaitement. Il a été formidable et sans son aide, j’aurais certainement vécu cette expérience différemment. Contrairement à ce que l’on peut penser l’allaitement maternel est une aventure pour la mère et son enfant … Mais c’est aussi une belle aventure pour le couple et toute la famille.

Pour résumer

Pour savoir si l’allaitement maternel est le mode d’alimentation qui me convient :

  • Je m’assure avant toute chose que j’en ai envie, et je suis indulgente envers moi-même.
  • Je repère les craintes, les questions qui freinent mon envie, sans filtre. Il n’y a pas de question bête, la bêtise serait de rester sans réponse.
  • J’en parle et je m’informe auprès de personnes qualifiées et bienveillantes. Je soigne le choix mes personnes ressources.
  • Je n’oublie pas d’inviter mon conjoint à se joindre à cette réflexion car il sera mon soutien de proximité.

J’espère vous avoir permis de faire un choix éclairé et libre. Je n’ai pas pu traiter les problématiques une par une car cela aurait été trop long mais n’hésitez pas à commenter l’article, et à me dire sur quel sujet vous souhaitez que j’écrive.

N’oubliez pas ! Quelque soit votre choix, l’important c’est l’amour avec lequel vous nourrissez votre enfant.

Je vous souhaite un bel allaitement quel qu’il soit !

Fanny Bellaray

Un petit bonus pour la route ?

J’ai créé pour vous un livret très utile pour construire votre projet d’allaitement maternel.

C’est un cadeau. Il est gratuit.

Il suffit de vous inscrire à la newsletter, je l’envoie au format PDF par mail sous 24 à 48 heures. 

0 commentaire
0

Vous aimerez peut-être...

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Autorisez-vous les cookies? Oui En savoir plus

Envie d’allaiter? Ou pas encore sûre?

Prépare sereinement ton futur allaitement en téléchargeant tes premiers outils inclus dans mon programme privé et gratuit.